Bonjour,

Depuis pas mal de temps je n'avais pas parlé ciné, or avec quelques précautions j’arrive à aller m’asseoir en bord de rang et en posant le pied sur des rehausseurs de sièges enfant je peux suivre assez bien une séance, voici donc mes dernières séances. Je vais aussi mettre une note sur 10 à mes appréciations.

Au revoir la haut : 8,5

Film d’Albert Dupontel avec Nahuel Perez, Laurent Lafitte Niels Arestrup, Emilie Dequesne, Mélanie Thierry. C'est une adaptation du roman de Pierre Lemaitre (Goncourt ) On commence durant la guerre de 14 / 18 pour mettre en place des personnages et que l'on retrouvera lorsque deux anciens combattants monteront une arnaque pour vendre des monuments aux morts. Ils retrouveront aussi leur vie d'avant. Film dur, une très belle peinture des personnages.

Le brio : 7

En plus de son prénom : Neïla , elle a une origine : Créteil. Elle à aussi une ambition devenir avocate. Dès son arrivée en fac elle se heurte à un prof habitué aux dérapages et aux provocations racistes. Divers circonstances vont le conduire pour se racheter à préparer Neïla au prestigieux concours d’éloquence. Daniel Auteuil cynique et exigeant est très bien dans son rôle , Camélia Jordana comme fille de banlieue. C'est pas le film de l'année, on se doute un peu de se qui va se passer, mais Yvan Attal atteint son but de peindre à la fois deux personnages et un phénomène de société.

12 Jours : 8,5

Il est des maladies dont on ne parle pas et qui pourtant sont graves.

Les personnes hospitalisées en psychiatrie sans leur consentement doivent d'après la loi être présentées en audience, à un juge dans les 12 jours suivants leur internement et ensuite périodiquement, Depardon film le « dialogue » entre le patient, et un juge nous touchons ici la misère, la solitude et nous interogeons sur les remises en liberté, la récidive etc. Le juge se prononce en fonction d'un dossier essentiellement médical le sens du mot liberté et de la vie.

La villa : 8

Dans la superbe calanque de de Méjean, près du port de l’Estaque Robert Guédiguian avec toujours le même regard sensible fait revenir auprès du père malade une fratrie dans laquelle on retrouve Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin. Il traite aussi de grands thèmes : l'amour, l'enfance, la maladie, la mort et rajoute une petite dose de ses idées sociales et politiques de gauche habituelles. J'ai bien aimé toute la nostalgie qui se dégage de ce film certains monologues en forme de bilan.